École d’été du CÉRIUM “Religion et politique”

Dans les démocraties occidentales, penser l’articulation entre religion et politique est une entreprise délicate, voire un sujet qui fâche. Cette école d’été propose d’explorer les méandres de cette relation à partir de plusieurs disciplines (la philosophie, la science politique, la sociologie et le droit) et de quelques études de cas (Europe, États-Unis, Moyen-Orient, Amérique latine).

Difficile évidemment d’espérer faire un tour exhaustif de la question en six jours. Nous entrerons donc dans le sujet par la petite porte de l’histoire de la pensée politique européenne pour affronter directement son principal legs : l’autonomie du politique. Quelle en est l’histoire ? Comment devient-elle le socle à partir duquel se construit le rapport des États contemporains aux religions ? Comment cette autonomie du politique vis-à-vis du religieux conditionne-t-elle toujours, aujourd’hui, notre connaissance des autres univers religieux et, par voie de conséquence, notre rapport à eux ?

Loin de proposer une réflexion théorique désincarnée, ce cours intensif vise plutôt à vous donner les outils pour concevoir les multiples types de relations et d’interactions qui se sont tissées entre politique et religion, malgré cette indépassable autonomie fondatrice des espaces politiques occidentaux. Le texte du projet de loi 60, qui occupe le devant de l’actualité québécoise depuis l’été 2013, nous servira de fil conducteur pour cheminer à travers des jalons théoriques qui seront toujours présentés en lien avec des exemples et des situations tirées de l’actualité internationale, mais aussi, sur un mode plus convivial, autour de films (fictions, documentaires) âprement sélectionnés avec l’aide des experts invités.

Du 9 au 14 juin

Programme de l’école d’été

 Explorer les liens entre immigration et sécurité. Diffusion des réalisations du Centre Métropolis du Québec.

L’immigration irrégulière, l’immigration précaire, la mobilité des jeunes, la police et les gangs de rue : autant de sujets sensibles abordés dans cinq capsules vidéo produites par le domaine Justice, police et sécurité, un des six domaines de recherche du Centre Métropolis du Québec – Immigration et métropoles. Lancées le 17 mars 2014 et diffusées sur You Tube à partir du site www.im.metropolis.net/domaine-5, ces capsules présentent quelques-uns des résultats des travaux réalisés ces cinq dernières années par des chercheurs de différentes disciplines en collaboration avec des partenaires publics et associatifs.

Souhaitant sortir des voies classiques de la diffusion des travaux universitaires (publication dans des ouvrages ou revues spécialisées), la coordonnatrice du domaine Justice, police et sécurité, Valérie Amiraux, professeure de sociologie à l’Université de Montréal et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en étude du pluralisme religieux, a imaginé ces outils audiovisuels simples et accessibles pour valoriser quelques-unes des recherches conduites par les chercheurs du domaine 5, toujours en partenariat.

Le contexte général de travail du domaine est présenté dans la première capsule, avec un accent particulier sur les enjeux de la collaboration entre universitaires et partenaires publics lorsqu’il s’agit de sujets sensibles et de questions d’actualité.

Quatre autres capsules thématiques permettent d’écouter chercheurs et intervenants discuter :

  • de l’accès aux droits fondamentaux des migrants – capsule 2
  • de l’influence des politiques migratoires québécoises et canadiennes sur les conditions de vie des migrants – capsule 3
  • des pratiques de mobilité des jeunes à Montréal autour des stations de métro – capsule 4
  • des gangs de rue et du maintien de la sécurité – capsule 5

Ont aussi participé à ces capsules vidéo : Julie-Anne Boudreau, professeure de l’INRS et titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur l’urbanité, l’insécurité et l’action politique; Jean-Francois Cauchie, professeur de criminologie de l’Université d’Ottawa; Amadou Lamine Cissé, conseiller en développement communautaire et responsable du dossier Gangs de rue de la Ville de Montréal; Patrice Corriveau, professeur de criminologie de l’Université d’Ottawa; Valérie Courville, Service de police de la Ville de Montréal, Direction stratégique; François Crépeau, professeur de droit de McGill, rapporteur spécial des Nations Unies sur les droits de l’homme des migrants; Jill Hanley, professeure agrégée en travail social de McGill; Laurence Janni, doctorante en études urbaines de l’INRS; et Brett Kubicek, Sécurité publique Canada, Gestionnaire, Recherche et relations académiques, Secteur de Politiques stratégiques.

À propos du Centre Métropolis du Québec – Immigration et métropoles (CMQ-IM)

Le CMQ-IM est un réseau de recherche interuniversitaire composé de six universités québécoises : l’Université Concordia, l’Université de Montréal, HEC Montréal ; l’Université McGill, l’Université de Sherbrooke et le Centre Urbanisation Culture Société de l’INRS, l’institution-hôte. Dirigé par la professeure Annick Germain de l’INRS, le CMQ-IM constitue l’un des cinq centres d’excellence canadiens, soutenus par le CRSH, Citoyenneté et Immigration Canada et des partenaires fédéraux, dans le cadre du Projet national et international Métropolis. Mis sur pied en 1996 et achevé en 2013, ce projet visait à assurer un meilleur arrimage de la recherche aux besoins des usagers.

Bon visionnement!

 Cycle de conférences-midi: “Religion, politique et laïcité au Québec”

Le Département de sociologie et la Chaire de recherche en étude du pluralisme religieux de l’Université de Montréal sont heureux de présenter le Cycle de conférences «Religion, politique et laïcité au Québec».

L’objectif du cycle de conférences est double. Il s’agit, tout d’abord, d’inviter des chercheuses et des chercheurs dont les travaux permettent d’analyser, depuis différentes disciplines des sciences humaines, sociales et juridiques, un ou plusieurs enjeux soulevés par les discussions autour du Projet de loi 60: laïcité et catholicisme, dynamiques socio-juridiques de la laïcité, minorités religieuses, égalité hommes/femmes, perspectives comparées. Ces problématisations scientifiques devraient contribuer, en retour, à éclairer cette question brûlante qui occupe le devant de l’actualité et concentre l’attention de la société québécoise depuis l’automne 2013.

Programme

 Publication collective étudiante de l’équipe PLURADICAL

LOGOPLURADICALFINALLa formation des étudiants est au cœur des activités de l’équipe de recherche PLURADICAL, dont la programmation se concentre sur le lien entre pluralisme et radicalisation religieuse. Question de concrétiser cet engagement dans la formation à la recherche, les étudiants et étudiantes associés à l’équipe ont été invités à imaginer et à réaliser cette publication collective. Cette occasion de publication, une première expérience pour certains, visait le développement de compétences en formulation et transmission de savoirs académiques. Sans s’astreindre au formalisme de l’ « article scientifique » et dans un style plus libre, les étudiants proposent une réflexion théorique ou méthodologique originale à une même question : Où observer le pluralisme religieux ?

Introduction: Où observer le pluralisme religieux?

Au croisement du pluralisme religieux et de la sécurité publique (Javiera ARAYA-MORENO)

Du pluralisme religieux au pluralisme des valeurs (Samuel BLOUIN)

De l’observation à l’explication du pluralisme religieux les espaces de la quotidienneté (Alix CAULIER-LORTIE)

Le Mont Bugarach, un nouveau lieu de pèlerinage (Thomas GOTTIN)

Observation du pluralisme religieux dans les cimetières (Anna GOUDET)

Le pluralisme religieux en formation des enseignants (Julie LAROCHELLE-AUDET)

 

 

 

 

 “Parler d’islamophobie : comment, pourquoi ?” Un texte de Valérie Amiraux et Florence Desroches dans le webzine du Centre Justice et Foi

Logo CJF - copieLa popularisation du terme « islamophobie » est relativement récente dans le monde occidental. Il entre dans le Petit Robert en 1994 comme « une forme particulière de racisme dirigée contre l’islam et les musulmans ». Le sujet reste encore largement dominé par la littérature anglophone, que l’on parle de rapports publics ou de travaux scientifiques notamment en sciences humaines et sociales. Ce texte propose d’en définir rigoureusement les contours et d’analyser l’empreinte qui en résulte dans le monde social.

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